Je connais Antoine Béclère et moi, on ne connaît depuis longtemps, ben oui, c’est un pote a
moi…
J’y ais mes marques, mes quartiers d’été, d’automne. L’hiver ou le printemps, pas encore, ça ne
saurait tarder, avec la chance que j’ai…
Ça fais 7ans et demi que j’y vais pour me faire soigner, suivre l’évolution de ma
maladie.
Depuis 7ans, j’y ais fais des rencontres, que se soit au niveau du personnel, que des patients, les
rencontres sont riches, parfois drôles, tragiques, tristes, vivantes.
Alors, je vais régulièrement vous raconter mes expériences Béclérienne, celle d’une patiente qui
tente de vivre, le mieux, le plus loin possible, et dans la joie s’il vous plait.
Parce que mon ancien blog doit être fermé, je viens ici en créer un autre
.
Ce n'est pas le premier, peut être pas le dernier, je lui souhaite quand même longue vie, parmi tant d'autre, en espérant avoir un peu
de vie, d'interactivité, de dialogue, d'avis, positif, ou non..
J'y raconterai un brin de ma vie, un peu de moi, de mes ressentis, sur le monde.
Mes coups de gueule, mes coups de coeur, mes souvenirs viendront s'ébattrent gentiment sur ces feuilles blanches virtuelles..
Alors, a très bientôt, ici ou là, a travers nos lignes noires.
C’est le moins que l’on puisse dire. J’ai des petits cailloux qui prolifèrent, s’affairent a me faire souffrir.
Les jours passant, la douleur s’accentuant, le mal s’est aggravé, car avec ce genre de choses, le temps est compté, on ne sent rend pas compte comme ça…
Lithiase biliaire, simples cailloux qui m’ont donnés une pancréatite aiguée.
La prochaine fois, il ne faut pas l’attendre, il faut dés les premiers signes, aller a l’hôpital.
J’ai un peu attendue la dernière fois, j’ai poussée un peu le bouchon, on sait jamais, ça peut se calmer…Et ça ne se calme pas…
Alors, direct aux urgences, perfusion d’un cocktail costaud qui m’a calmé.
Puis, ils m’ont gardée une semaine au 3eme étage.
Je ne connaissais pas le 3ème étage, je suis davantage habitué au 2ème.
Au 2ème, j’avais mes habitudes, je connaissais tous les médecins, les infirmières me connaissent, ou ont entendu parler de moi, forcément..
Mais là, c’était pas pareil, difficile de ne pas comparer..
J’ai eu 3 jours de jeun strict, on s’aperçoit alors combien la nourriture est un besoin physiologique, vital, j’avais besoin de manger, même si je n’avais pas faim..
Le médecin d’hépato-gastro qui me suit par ailleurs m’a vu le dernier jour, jour de mon départ. Il a secoué les puces de tout le monde pour que j’ai un rendez vous avec un anesthésiste, un
chirurgien, et ensemble, avec les pneumologues, vont décider de mon sort..
Je suis rentrée chez moi, avec un régime strict sans graisses pour éviter de réveiller les petits monstres qui sommeillent en moi. Heureuse de retrouver ma famille, mon quotidien, avec juste une
épée au dessus de la tête..